Du sexe tous les jours, pour du sperme de qualité
Des rapports sexuels quotidiens pourraient améliorer sensiblement la qualité de la semence masculine et les chances de grossesse, indique un chercheur australien qui a récemment présenté les résultats de ses travaux lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie.
Bien que les chances de grossesse soient maximales lorsqu'une relation sexuelle a lieu le jour de l'ovulation, les spécialistes ignoraient si la fréquence des accouplements dans les jours précédents pouvait jouer un rôle dans la fécondation.
Dans une étude préliminaire, David Greening - obstétricien, gynécologue et spécialiste en fertilité dans une clinique de Wollongong, en Australie - a voulu vérifier si la fréquence des éjaculations pouvait améliorer la qualité des spermatozoïdes.
Pour cela, David Greening a sélectionné 118 hommes dont le sperme présentait un indice de fragmentation de l'ADN relativement élevé. Selon les critères utilisés par Greening, un sperme est de bonne qualité si l'indice de fragmentation de l'ADN est compris entre 15% et 24%, de qualité passable entre 25 et 29%, et de faible qualité si l'indice est supérieur à 29%.
Les participants de l'étude devaient d'abord fournir un échantillon de sperme récolté après trois jours d'abstinence. Ils devaient ensuite éjaculer quotidiennement pendant sept jours consécutifs, après quoi ils fournissaient un second échantillon de sperme pour l'étude.
Pour l'ensemble des sujets, une semaine d'activité sexuelle quotidienne a fait chuter l'indice de fragmentation de l'ADN des spermatozoïdes de 34% à 26% (de faible à passable selon les critères adoptés).
Les résultats montrent en outre que 96 des 118 hommes (81%) ont eu une chute moyenne de 12% dans leur indice de fragmentation, mais que les 22 sujets restants (19%) ont vu leur indice augmenter de près de 10% en moyenne.
D'après David Greening, la diminution de l'indice de fragmentation de l'ADN s'expliquerait par le fait que les spermatozoïdes séjournent moins longtemps dans le canal déférent et l'épididyme, où ils peuvent être exposés à des agents susceptibles d'endommager leur ADN. Le chercheur australien n'a toutefois pas d'explication satisfaisante qui tiendrait compte de l'augmentation de l'indice de fragmentation chez une minorité des participants de l'étude.
David Greening note également que si des éjaculations plus fréquentes diminuent le volume et la concentration du sperme, la mobilité des spermatozoïdes semble toutefois être légèrement améliorée.
Cette étude suggère donc que rapports sexuels plus fréquents pourraient augmenter la qualité du sperme. Des études précédentes ayant montré qu'il existait un lien entre l'indice de fragmentation de l'ADN des spermatozoïdes et les chances de grossesse, David Greening estime avoir trouvé un outil supplémentaire pour favoriser la fertilité.
«Il semble raisonnable de conclure que les couples (dont le partenaire masculin) possède une semence relativement normale devraient avoir des relations sexuelles quotidiennes pendant une période allant jusqu'à une semaine avant l'ovulation».
Pour aller plus loin:
- Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (European Society of Human Reproduction and Embryology) et communiqué.
- Indice de fragmentation de l'ADN sur le site de FivFrance.
- Appareil reproducteur humain sur Wikipedia.
(Image: Wikipedia)












Vos commentaires
Le gros problème là -dedans c'est que ce sont les femmes qui veulent pas tout les jours. Dommage
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Je crois que l'alimentation (incluant la cigarette) et les activités des sujets sont des variables dont on ne peux les laisser de côté... Dommage.
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Bah si la femme veut avoir un enfant elle va nous faire l'amour aussi souvent que possible pour en avoir un...
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