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La Nasa dévoile quelques mystères de la planète Mercure

En août 2004, la Nasa lançait la sonde spatiale Messenger vers Mercure et Vénus, les deux planètes intérieures du système solaire. Dans le cadre de sa mission, l'engin effectuait un vol rapproché de Mercure en janvier dernier. Après l'analyse et le recoupement des données recueillies, les scientifiques de la Nasa sont maintenant en mesure de révéler quelques-uns des mystères de cette petite planète relativement méconnue.

L'interprétation des données retransmises par la sonde Messenger (Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and Ranging) a notamment permis de résoudre un débat qui perdurait depuis les années 1970.

Pour certains scientifiques, les "plaines" de Mercure - de larges surfaces lisses - avaient en effet été créées, comme on le pensait également des plaines lunaires, par l'éjection de matière lors d'importants impacts de météores.

Cependant, d'autres experts avançaient que les plaines de Mercure étaient de vastes épanchements de lave, bien que les données de l'époque ne montraient aucune trace de volcanisme.

Avec les nouvelles données de Messenger, les scientifiques de la Nasa ont pu déceler des preuves d'une activité volcanique sur Mercure. Dans le cas du bassin Caloris - la plus jeune structure d'impact du système solaire -, les données montrent que de la lave s'est répandue dans un cratère créé par la chute d'un astéroïde ou d'une comète, et qu'elle a partiellement rempli la cavité.

En outre, la Nasa annonce que le champ magnétique qui entoure Mercure est probablement généré à l'intérieur de la planète, comme c'est le cas de la magnétosphère terrestre qui oriente l'aiguille d'une boussole vers le Nord.

Le champ magnétique de Mercure avait été découvert dans les années 1970 par la sonde Mariner 10, mais beaucoup de scientifiques estimaient qu'il devait être le produit de zones magnétisées de la croûte de la planète. Mercure étant une petite planète, il semblait probable que son noyau, composé à l'origine de métaux en fusion, s'était refroidi depuis longtemps. Or, les dernières informations retransmises par la sonde Messenger suggèrent que Mercure possède un noyau en fusion qui produit un champ magnétique par un effet dynamo. Cette hypothèse d'un champ magnétique global devra toutefois être confirmée par des survols rapprochés subséquents.

Grâce à la composition des particules chargées de l'exosphère (la mince atmosphère) de Mercure, la Nasa a aussi pu déduire que la surface de la planète est notamment composée de silicium, de sodium et de soufre.

Enfin, les informations de la sonde Messenger indiquent que le noyau de Mercure est relativement massif puisqu'il constituerait 60% de la masse de cette planète, une proportion qui est au moins deux fois plus importante que dans le cas des autres planètes.

Vous trouverez de plus amples informations dans le communiqué de la Nasa, le site officiel de Messenger, la page Messenger sur le site de l'Université Johns Hopkins et dans la revue spécialisée Science, qui publie dans son édition du 4 juillet plusieurs articles annonçant les découvertes de la Nasa.


Publié par Jean-Charles Condo  le vendredi 4 juillet 2008 à 8H25







Vos commentaires

Cet article a reçu 1 commentaire:

Eric a dit le 4 juillet 2008

Je trouve que nous sommes dans des moments très excitants depuis quelques mois. On a un regain d'intéret pour les planètes et on fait du concret actuellement. J'adore ça!
.
Découvrir des choses concrètes et vérifiées sur les autres planètes, je trouve cela très "fantasmant". L'exploration c'est génial.

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