Comment faire face à une éventuelle pandémie?
Imaginez un ennemi invisible, qui se répand partout dans le monde et qui s'attaque à tout ce qui bouge: votre femme, votre frère, votre patron, etc. Et les met au plancher: KO. Voici en quelques mots la description d'une pandémie. Des chercheurs canadiens se sont intéressés à ces petites bêtes (lire virus), dont l'arrivée pourrait faire bien plus de ravages chez les humains qu'une guerre ou une catastrophe naturelle.En effet, au cours du siècle dernier, les infections virales ont mené en terre plus d'humains que n'importe quelle guerre ou déferlement de colère de Mère Nature.
Selon Eleanor Fish, épidémiologiste de l'Université de Toronto, ce sont les maladies émergentes, telles que le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) en Chine dans les années 2000 (plus de 800 mort et propagation dans 30 pays), qui constituent une menace pour la population canadienne. Ce que la spécialiste redoute actuellement? Le virus grippal hautement pathogène de la grippe aviaire, soit le virus H5N1 (image ci-contre).La chercheuse, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la santé des femmes et l'immunobiologie, s'est adressée récemment à un groupe de parlementaires afin de leur indiquer quelles pourraient être les mesures de protection face à une éventuelle pandémie au pays.
Ses recherches lui ont permis de découvrir l'importance des protéines nommées cytokines; ces dernières sont responsables des communications entre les cellules du corps. Ce sont elles qui permettent au corps d'être mis en alerte quand elles remarquent la présence d'agresseurs ou de maladies auto-immunes.Au sein de la famille des cytokines, on a remarqué le rôle crucial que pouvait jouer les protéines interférons alpha. Voilà pourquoi les recherches sont orientées vers une meilleure compréhension du fonctionnement de cette protéine. En cas de pandémie, on tente de mettre au point une stratégie capable de faire agir rapidement cet acteur dans le corps humain; on veut arriver à envoyer une réponse efficace en cas d'attaque.
La chercheuse Eleanor Fish et son équipe tentent donc de mettre au point un nouveau modèle pharmacoécomique menant au développement d'un médicament. Celui-ci agirait pour identifier et utiliser les cytokines d'intérêt à large spectre anti-viral. Il y a donc à espérer qu'un remède efficace sera disponible sous peu.
Pour en savoir plus:
Partenariat en faveur de la science et des technologies
Source: Bulletins électroniques
Images: 1) Dreamstime 2-3) Flickr
| Publié par Marie-Josée Richard à 9H25 |
|
|
|
Plus récents articles
|
Manger du plastique pour déjeuner?
L'espace, comme si vous y étiez...
Cueillir les gènes fruitiers...
L'Antarctique se réchauffe moins que prévu












